Chaque mécanisme porte un niveau de preuve, affiché tel quel dans l’application. Un niveau n’est pas une note d’importance : il dit d’où vient ce qu’on sait.
Chaque source ci-dessous a été ouverte et son résumé relu contre la phrase qu’elle soutient ; quand l’article est en accès libre, contre l’article. Une phrase ne dit que ce que sa source permet de dire.
Mécanisme
Acide arachidonique : les messagers de la douleur
Acide arachidonique → Prostaglandines, leucotriènes
L'acide arachidonique est une graisse oméga-6 des membranes de nos cellules, apportée aussi par les œufs et les chairs animales. C'est le précurseur de messagers puissants de l'inflammation, les prostaglandines et les leucotriènes : la voie même que ciblent les médicaments courants contre la douleur et l'inflammation. Chez l'adulte en bonne santé, en manger davantage n'élève pas pour autant la plupart des marqueurs de l'inflammation : le lien avec l'assiette reste débattu.
Source : Innes JK, Calder PC · Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids · 2018 · PubMed 29610056
Marqueur mesuré
Acides biliaires secondaires : le flux biliaire des repas gras
Gras animal sans fibres → Flux biliaire → DCA, LCA → Bactéries bile-tolérantes
Un repas riche en graisses animales et pauvre en fibres fait affluer la bile au côlon, où des bactéries la transforment en acides biliaires secondaires, l’acide désoxycholique et l’acide lithocholique. Ces molécules abîment les bonnes bactéries et sélectionnent celles qui tolèrent la bile. Chez des volontaires, deux semaines d’un régime riche en fibres et pauvre en graisses ont fait chuter ces acides biliaires et remonter le butyrate.
Source : O'Keefe SJ, Li JV, Lahti L, et al · Nat Commun · 2015 · PubMed 25919227
Marqueur mesuré
AGE : la glycation par la chaleur et le temps
Chaleur ou temps → AGE → Stress oxydatif, inflammation
Deux routes, pas une. Quand un aliment est cuit fort et à sec (four, friture, grill), ses sucres et ses protéines se soudent en composés AGE : dix à cent fois plus qu'à cru. Et même sans cuisson, la réaction continue lentement avec le temps : un fromage affiné en accumule beaucoup. Les aliments d'origine animale, riches en graisses et en protéines, en forment le plus ; les matières grasses, beurre et huiles compris, en contiennent beaucoup même crues, et une poudre déshydratée plus qu'un lait liquide, qui en contient peu. Ces composés contribuent au stress oxydatif et à l'inflammation ; une cuisson humide, plus courte, moins chaude, ou un ingrédient acide comme le citron, en forme nettement moins.
Source : Uribarri J et al · J Am Diet Assoc · 2010 · PubMed 20497781
Mécanisme
Algues : l'iode en grande quantité
Algues brunes → Iode en excès → Thyroïde
Les algues concentrent l'iode : de 16 µg par gramme pour la nori à plus de 8 000 µg pour des granulés de kelp, avec de fortes variations d'un lot à l'autre. Les auteurs notent qu'un plat d'algues peut dépasser la limite tolérable de 1 100 µg d'iode par jour.
Source : Teas J, Pino S, Critchley A, et al · Thyroid · 2004 · PubMed 15588380
Marqueur mesuré
Alimentation animale : la flore qui bascule en quelques jours
Alimentation animale → Bactéries qui tolèrent la bile → Moins de fermenteurs de fibres
Quelques jours d'une alimentation entièrement animale suffisent à changer la flore intestinale de volontaires : les bactéries qui tolèrent la bile montent, celles qui fermentent les fibres des végétaux reculent. L'activité de la flore suit alors ce qu'on lui donne à fermenter, des protéines plutôt que des fibres.
Source : David LA, Maurice CF, Carmody RN, et al · Nature · 2014 · PubMed 24336217
Mécanisme
Bilophila : la bile des graisses saturées
Graisses saturées du lait → Bile conjuguée à la taurine → Bilophila wadsworthia → H2S, réponse Th1
Les graisses saturées, celles du lait et du beurre en tête, font conjuguer la bile à la taurine, un composé soufré. Une bactérie rare, Bilophila wadsworthia, s’en nourrit et prolifère ; chez la souris prédisposée, elle entretient une réaction immunitaire de la muqueuse. Chez l’humain, quelques jours d’alimentation entièrement animale suffisent à la faire monter.
Source : Devkota S, Wang Y, Musch MW, et al · Nature · 2012 · PubMed 22722865
Marqueur mesuré
Céramides : les graisses saturées dans le foie
Graisses saturées → Céramides, graisse du foie → Résistance à l’insuline
Trois semaines d'un surplus de 1 000 kcal par jour chez 38 adultes en surpoids : apporté en graisses saturées, il a fait monter la graisse du foie de 55 %, contre 15 % en graisses insaturées. C'est lui qui a le plus fait monter les céramides du sang, avec les endotoxines et la résistance à l'insuline.
Source : Luukkonen PK, Sädevirta S, Zhou Y, et al · Diabetes Care · 2018 · PubMed 29844096
Issue humaine
Dioxines et PCB : les polluants stockés
Dioxines, PCB → Graisses animales → Exposition cumulée
Les dioxines et les PCB de type dioxine persistent des années dans l'environnement et s'accumulent le long de la chaîne alimentaire, dans les graisses des animaux. Le poisson, surtout gras, le fromage et la viande sont les premiers contributeurs de l'exposition des Européens. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé en 2018 une dose hebdomadaire tolérable ; l'exposition moyenne la dépasse, jusqu'à cinq fois.
Source : EFSA CONTAM Panel, Knutsen HK, Alexander J, et al · EFSA J · 2018 · PubMed 32625737
Marqueur mesuré
Édulcorants : le microbiote modifié
Édulcorants → Microbiote modifié → Réponse au sucre
Dans un essai contrôlé sur 120 adultes, deux semaines de saccharine, de sucralose, d'aspartame ou de stévia, à des doses inférieures à l'apport journalier admissible, ont chacune modifié le microbiote. La saccharine et le sucralose ont en plus dégradé la réponse au sucre. L'effet varie beaucoup d'une personne à l'autre.
Source : Suez J, Cohen Y, Valdés-Mas R, et al. · Cell · 2022 · PubMed 35987213
Mécanisme
Émulsifiants : la couche de mucus (étude chez la souris)
Émulsifiants → Couche de mucus → Inflammation de bas grade
Chez la souris, deux émulsifiants très courants (carboxyméthylcellulose, polysorbate 80) amincissent la couche de mucus qui tient les bactéries à distance de la paroi intestinale, avec à la clé une inflammation de bas grade. Chez l'humain, l'effet reste à confirmer : la preuve est mécanistique. Les autres émulsifiants et texturants (celluloses, mono- et diglycérides, carraghénanes) n'ont pas tous été testés : la Méthode leur applique la même prudence.
Source : Chassaing · Nature · 2015 · PubMed 25731162
Issue humaine
Fer héminique : les graisses oxydées
Fer héminique → Composés N-nitrosés, graisses oxydées → Paroi du côlon
Le fer héminique est la forme du fer propre aux chairs animales, la viande rouge en tête. Dans une méta-analyse de cohortes (566 607 personnes), les plus gros consommateurs avaient un risque de cancer du côlon plus élevé de 18 %. Deux mécanismes sont avancés : cette forme de fer catalyse la formation de composés N-nitrosés, et l'oxydation des graisses en aldéhydes qui abîment la paroi.
Source : Bastide NM, Pierre FHF, Corpet DE · Cancer Prev Res (Phila) · 2011 · PubMed 21209396
Marqueur mesuré
Fibres : les producteurs de butyrate
Fibres → Microbiote → Butyrate → Frein de NF-kB
Les fibres des céréales complètes, des légumineuses et des végétaux entiers arrivent intactes dans le côlon, où elles nourrissent les bactéries qui fabriquent le butyrate. Ce petit acide gras est à la fois le carburant des cellules du côlon et l'un des principaux freins naturels de l'inflammation.
Source : Hodgkinson K, El Abbar F, Dobranowski P, et al · Clin Nutr · 2023 · PubMed 36502573
Marqueur mesuré
Fructose ajouté : les bactéries du butyrate en recul
Fructose ajouté → Moins de bactéries du butyrate
Chez douze femmes, 100 g de fructose par jour apportés par un sirop ont fait reculer des bactéries qui fabriquent le butyrate. La même dose apportée par des fruits a eu l'effet inverse : c'est la forme ajoutée qui pèse, pas le fruit.
Source : Beisner J, Gonzalez-Granda A, Basrai M, et al · Nutrients · 2020 · PubMed 33182700
Résultats divergents
Galactose : le stress oxydatif
Galactose → Stress oxydatif
Le lait est la première source alimentaire de galactose, un sucre que les laboratoires utilisent pour accélérer le vieillissement de l'animal, à des doses que les auteurs rapprochent d'un à deux verres de lait. Dans deux cohortes suédoises, plus la consommation de lait était élevée, plus un marqueur du stress oxydatif et un marqueur de l'inflammation l'étaient aussi. Ce sont des études d'observation : les auteurs eux-mêmes appellent à la prudence.
Source : Michaelsson K, Wolk A, Langenskiold S, et al · BMJ · 2014 · PubMed 25352269
Résultats divergents
Glutamate ajouté et libre : un effet discuté
Glutamate libre → Fibromyalgie
Chez des personnes avec fibromyalgie et intestin irritable, déjà soulagées par quatre semaines sans glutamate ajouté ni aspartame, le retour du glutamate ramenait les plaintes. Un autre essai, sur 72 femmes avec fibromyalgie, ne voit aucune différence de douleur après son retrait ; la Méthode n'applique ce réglage qu'à ce terrain, au glutamate ajouté (E620 à E625) et au bouillon d'os.
Source : Holton KF · Clin Exp Rheumatol · 2012 · PubMed 22766026
Mécanisme
Gluten : la porte des jonctions serrées
Gliadine → Zonuline → Perméabilité
Au contact de la gliadine, un fragment du gluten, les cellules de l'intestin libèrent de la zonuline, la molécule qui desserre leurs jonctions : la paroi devient plus perméable. Sur des biopsies humaines, l'effet est durable chez les personnes cœliaques, limité et passager chez les autres.
Source : Drago S · Scand J Gastroenterol · 2006 · PubMed 16635908
Marqueur mesuré
Graisses saturées : l'alarme immunitaire, par trois routes
Graisses saturées → LPS, fétuine-A, membrane → TLR4 → NF-kB
Les graisses saturées n'allument pas l'alarme immunitaire TLR4 directement : elles y parviennent par trois routes indirectes, en transportant les endotoxines bactériennes (LPS), en passant par la fétuine-A, et en modifiant les membranes des cellules immunitaires. Le résultat est une inflammation de bas grade qui s'installe repas après repas.
Source : Carta G, Murru E, Banni S, Manca C · Front Physiol · 2017 · PubMed 29167646
Marqueur mesuré
IGF-1 et mTOR : le signal de croissance
Protéines animales → Leucine, méthionine → IGF-1 → mTOR
Les protéines animales, riches en leucine et en méthionine, sont le principal accélérateur alimentaire de l'IGF-1, l'hormone qui ordonne aux cellules de croître. Utile pendant la croissance, ce signal maintenu élevé à l'âge adulte est associé à un vieillissement accéléré des tissus.
Source : Fontana L, Weiss EP, Villareal DT, Klein S, Holloszy JO · Aging Cell · 2008 · PubMed 18843793
Marqueur mesuré
Laitages : l'insuline plus haute que le sucre
Laitages → Insuline → IGF-1
Les laitages font monter l'insuline bien plus que leur sucre ne le laisse prévoir. Mesuré sur le lait chez neuf adultes : un indice glycémique de 42 pour le lait entier et de 37 pour le lait écrémé, mais un indice insulinique de 148 et de 140, sans lien avec la teneur en graisse.
Source : Hoyt G, Hickey MS, Cordain L · Br J Nutr · 2005 · PubMed 15788109
Marqueur mesuré
Lignanes du lin et du sésame : le métabolite du microbiote
Lignanes → Microbiote → Entérolactone
Le lin moulu, le sésame et quelques graines apportent des lignanes ; l'entérolactone, dosée dans le sang, en est le témoin. Dans cinq essais, des lignanes de lin allaient avec une CRP plus basse, et une méta-analyse suggère une baisse du cholestérol LDL. Pour le risque cardiovasculaire, les études d'observation sont prometteuses, pas encore établies.
Source : Peterson J, Dwyer J, Adlercreutz H et al · Nutr Rev · 2010 · PubMed 20883417
Marqueur mesuré
Méthionine : l'homocystéine qui monte
Méthionine → Homocystéine
La méthionine est un acide aminé soufré, abondant dans l'œuf, le poisson, la volaille et la whey, et le seul précurseur alimentaire de l'homocystéine. Dans un essai chez 24 hommes, un repas riche en protéines faisait monter l'homocystéine dans les heures qui suivent, nettement moins toutefois que la méthionine isolée.
Source : Verhoef P, Steenge GR, Boelsma E, et al · Am J Clin Nutr · 2004 · PubMed 15321808
Mécanisme
Neu5Gc : le sucre animal étranger
Neu5Gc → Incorporation tissulaire → Anticorps anti-Neu5Gc
Le Neu5Gc est un sucre présent chez presque tous les mammifères, mais absent chez l'humain. Celui des viandes rouges s'incorpore à nos tissus, où le système immunitaire le repère comme étranger et fabrique des anticorps : une friction immunitaire discrète, mais durable.
Source : Varki A · J Autoimmun · 2017 · PubMed 28755952
Marqueur mesuré
Nitrates : la détente des vaisseaux
Nitrates alimentaires → Nitrites → Oxyde nitrique
Certains légumes, betterave en tête, sont riches en nitrates. Les bactéries de la langue les changent en nitrites, que l'organisme convertit en oxyde nitrique, la molécule qui détend les vaisseaux. Dans un essai, un jus de betterave faisait baisser la tension trois heures après ; en bloquant l'étape de la salive, l'effet disparaissait.
Source : Webb AJ, Patel N, Loukogeorgakis S, et al · Hypertension · 2008 · PubMed 18250365
Issue humaine
Nitrites : des composés qui atteignent l'ADN
Nitrites → Composés N-nitrosés → Côlon
Les nitrites utilisés pour conserver la charcuterie rencontrent les amines des chairs et forment des composés N-nitrosés. Le CIRC, l'agence de l'OMS pour le cancer, classe la charcuterie parmi les cancérogènes avérés pour l'homme : d'après son groupe d'experts, chaque portion de 50 g par jour élève de 18 % le risque de cancer colorectal.
Source : Bouvard V, Loomis D, Guyton KZ, et al · Lancet Oncol · 2015 · PubMed 26514947
Marqueur mesuré
Oméga-3 végétaux : de l'ALA à l'EPA
ALA végétal → EPA du sang
L'ALA est l'oméga-3 des végétaux (lin, chia, noix), et le précurseur de l'EPA et du DHA. Chez l'adulte, en consommer davantage élève l'EPA dans le sang. Le DHA, lui, ne monte presque pas par cette voie.
Source : Brenna JT, Salem N Jr, Sinclair AJ, Cunnane SC · Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids · 2009 · PubMed 19269799
Marqueur mesuré
Ovalbumine : la protéine de l’œuf qui passe dans le sang
Blanc d’œuf → Paroi intestinale → Ovalbumine circulante → Complexes immuns
Chez sept adultes en bonne santé sur huit, de l’ovalbumine intacte, la protéine du blanc d’œuf, est retrouvée dans le sang deux à trois heures après un repas test, libre ou liée à des anticorps. Ce passage reste faible quand la paroi est saine ; il compte davantage quand la Porte est desserrée. La protéine du lait testée en même temps, elle, n’a pas été retrouvée.
Source : Husby S, Jensenius JC, Svehag SE · Scand J Immunol · 1985 · PubMed 4023632
Marqueur mesuré
Phosphates additifs : la charge vasculaire
Phosphates additifs → Charge vasculaire
Les phosphates ajoutés par l'industrie pour la texture et la rétention d'eau sont très bien absorbés, alors que 40 à 60 % seulement du phosphore naturel des aliments le sont. Leur principal effet connu est vasculaire : paroi des vaisseaux abîmée, calcifications. Dans la population générale, un phosphate sanguin dans le haut de la normale va avec plus d'accidents cardiovasculaires ; il manque encore des essais contrôlés.
Source : Ritz E, Hahn K, Ketteler M, Kuhlmann MK, Mann J · Dtsch Arztebl Int · 2012 · PubMed 22334826
Mécanisme
Plomb : ce que l'os met en réserve
Os, cartilage → Plomb mis en réserve → Bouillon
Les os mettent le plomb de l'environnement en réserve, et la cuisson peut l'en libérer. Dans une petite étude en aveugle publiée dans une revue d'hypothèses, des bouillons de poulet faits avec les os ou le cartilage contenaient 7,0 et 9,5 µg de plomb par litre, contre 0,89 µg pour l'eau de cuisson ; la gélatine et le collagène viennent de ces mêmes tissus.
Source : Monro JA, Leon R, Puri BK · Med Hypotheses · 2013 · PubMed 23375414
Mécanisme
Polyphénols : la défense antioxydante
Polyphénols → Défense antioxydante
Les composés végétaux des baies, des herbes, des épices et des légumes colorés n'agissent pas seulement en piégeant des radicaux libres. Ils activent brièvement NRF2, l'interrupteur de nos propres enzymes antioxydantes et de détoxification, ce qui prépare la cellule à mieux répondre au stress oxydatif. L'essentiel de ces données vient du laboratoire.
Source : Stefanson AL, Bakovic M · Nutrients · 2014 · PubMed 25244368
Marqueur mesuré
Prébiotiques : nourrir le microbiote
Fibres fermentescibles → Bifidobactéries, lactobacilles → Butyrate
Les fibres fermentescibles des légumineuses et des végétaux entiers nourrissent les bonnes bactéries du côlon. Dans 64 essais chez l'adulte, en apporter davantage faisait monter les bifidobactéries et les lactobacilles, et le butyrate mesuré dans les selles, un acide gras à chaîne courte.
Source : So D, Whelan K, Rossi M, et al · Am J Clin Nutr · 2018 · PubMed 29757343
Marqueur mesuré
Putréfaction : les protéines qui dépassent l’absorption
Excès de protéines → Fermentation au fond du côlon → Composés N-nitrosés, phénols → Butyrate en baisse
Quand un repas apporte plus de protéines que l’intestin grêle n’en absorbe, le surplus arrive au côlon, où les bactéries le fermentent en composés indésirables : ammoniac, phénols, composés N-nitrosés. Chez dix-sept hommes, quatre semaines d’un régime riche en protéines et pauvre en glucides ont fait monter ces composés et baisser le butyrate, le carburant de la muqueuse.
Source : Russell WR, Gratz SW, Duncan SH, et al · Am J Clin Nutr · 2011 · PubMed 21389180
Mécanisme
Récepteur AhR : les polluants organochlorés
PCB, dioxines des graisses animales → Récepteur AhR → Réponse immunitaire des barrières
Les polluants organochlorés, PCB et dioxines, se stockent dans les graisses des poissons et des animaux. Ils se fixent sur un récepteur cellulaire, l’AhR, présent dans la peau, l’intestin et le poumon, qui règle la réponse immunitaire de ces barrières. Le mécanisme est établi en laboratoire ; il dit pourquoi la charge en polluants d’un aliment compte au-delà de sa seule dose de référence.
Source : Stockinger B, Di Meglio P, Gialitakis M, Duarte JH · Annu Rev Immunol · 2014 · PubMed 24655296
Mécanisme
Sucres libres : la glycation dans le corps
Sucres libres, fructose → Glycation dans le corps → AGE des tissus
Les AGE ne viennent pas que de la cuisson : le corps en fabrique aussi quand les sucres libres affluent. En laboratoire, le fructose est l'un des sucres qui se fixent le plus vite sur les protéines, et chez l'animal un régime riche en fructose fait s'accumuler ces composés dans les tissus ; chez l'humain, les données restent émergentes.
Source : Aragno M, Mastrocola R · Nutrients · 2017 · PubMed 28420091
Marqueur mesuré
Sucres rapides : l'insuline qui monte
Sucres et amidons raffinés → Glycémie, puis insuline → IGF-1
Les aliments à charge glycémique élevée, sucres libres et amidons raffinés en tête, font monter vite la glycémie, puis l'insuline. Dans un essai croisé de 28 jours chez 80 adultes, repas fournis, une alimentation à charge glycémique basse abaissait de 4 % l'IGF-1 à jeun, l'hormone qui ordonne aux cellules de croître ; sur un petit-déjeuner test, la glycémie et l'insuline après le repas baissaient de 43 % et de 27 %.
Source : Runchey SS, Pollak MN, Valsta LM, et al · Eur J Clin Nutr · 2012 · PubMed 22892437
Marqueur mesuré
Sulforaphane : le réveil des défenses cellulaires
Sulforaphane → NRF2 → Détoxification de phase II
Mâcher des crucifères (brocoli, chou, roquette) libère du sulforaphane, l'activateur le plus puissant connu de NRF2. Ce signal réveille les enzymes de détoxification de phase 2, qui neutralisent une partie des polluants et des radicaux libres bien après le repas.
Source : Riedl MA, Saxon A, Diaz-Sanchez D · Clin Immunol · 2009 · PubMed 19028145
Marqueur mesuré
Sulfure d'hydrogène : la putréfaction des protéines
Acides aminés soufrés → Sulfato-réductrices → H2S → Colonocyte
Les acides aminés soufrés, abondants dans les chairs animales, les œufs et les laitages, sont fermentés au fond du côlon par des bactéries qui en tirent du sulfure d'hydrogène (H2S), un gaz irritant pour la muqueuse. Plus l'apport en protéines animales monte, plus le sulfure mesuré dans les selles augmente.
Source : Magee EA, Richardson CJ, Hughes R, Cummings JH · Am J Clin Nutr · 2000 · PubMed 11101476
Résultats divergents
TMAO : la charge des artères, en deux étapes
Carnitine, choline → Microbiote, TMA → Foie, TMAO → Artères
La carnitine de la viande rouge et la choline sont transformées par le microbiote en TMA, puis par le foie en TMAO. Après une même dose de carnitine, les omnivores en produisent davantage que les végétariens et les végétaliens. Chez la souris, le TMAO freine l'élimination du cholestérol et accélère l'athérosclérose ; chez 2 595 patients suivis en cardiologie, carnitine et TMAO élevés allaient avec plus d'accidents cardiovasculaires. Le TMAO reste un marqueur associé au risque : son rôle de cause, chez l'humain, est encore débattu.
Source : Koeth RA, Wang Z, Levison BS et al · Nat Med · 2013 · PubMed 23563705