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Document de méthode

La méthode de l’IIB

Indice Inflammatoire BetterCallHealth : ce que le chiffre veut dire, comment il est construit, sur quoi il s’appuie, et ce qu’il ne dit pas.

Auteur
Nicolas Hamon, fondateur de BetterCallHealth
Version
base v20260922-5c675cbf, à jour du 22 septembre 2026
Nature
description publique d’une méthode par son auteur. Ce n’est ni une étude, ni une publication évaluée par des pairs, et l’indice n’a pas été validé par une étude clinique.

L’indice, en trois phrases

L’IIB est un chiffre de 0 à 100 donné à un produit alimentaire : plus il est haut, moins le produit charge, et 100 est la charge la plus faible. Il se lit avec un mot, faible, modérée ou forte, et avec sa raison : les voies biologiques que les ingrédients du produit ouvrent, chacune reliée à une publication.

L’application calcule l’IIB d’un produit, et la moyenne des produits pris dans la semaine. Jamais celui d’une personne : l’indice décrit ce qu’il y a dans le paquet, pas un état de santé.

La méthode, telle que l’application la publie

Ce texte est celui du chapitre Méthode de l’application, recopié tel quel.

Pourquoi cette application existe

BetterCallHealth part d’un constat simple : la plupart des gens jugent un aliment sur des étiquettes marketing, des calories ou une note morale, alors que ce qui compte se joue plus bas, dans les voies biologiques que ses ingrédients ouvrent ou ferment. Une charge peut s’installer pendant des années sans qu’aucune prise de sang courante ne la voie : c’est toute la partie « analyses normales » du travail de BetterCallHealth.

BCH Scan met cette lecture dans la poche. L’application ne note pas un produit pour dire « bien » ou « mal » : elle montre le pourquoi, mécanisme par mécanisme, ingrédient par ingrédient, source par source. Le but est que chaque scan apprenne quelque chose : quelle voie s’ouvre, par quel ingrédient, ce que le bilan sanguin en voit, et ce qu’il ne peut pas voir.

L’optimum que la méthode vise

La méthode se positionne sur un optimum biologique précis, celui des fiches BetterCallHealth : un terrain métabolique calme. Concrètement : une inflammation de bas grade qui reste éteinte (l’interrupteur NF-κB peu sollicité, le butyrate abondant pour le freiner), un signal de croissance modéré à l’âge adulte (IGF-1, mTOR), une glycation lente, un microbiote nourri de fibres plutôt que de protéines à fermenter, une homocystéine basse, des vaisseaux détendus par l’oxyde nitrique, des défenses cellulaires entretenues (NRF2). C’est un optimum de longévité, pas de performance : la méthode regarde ce qu’un produit fait porter à ce terrain, jamais ce qu’il promet.

BCH Scan classe donc un produit par le nombre et la nature des voies biologiques qu’il emprunte : dix voies, qui convergent presque toutes vers l’interrupteur NF-κB, et un axe séparé pour les contaminants.

Des règles écrites, qui découlent des voies

BCH Scan classe un produit par les voies biologiques que ses ingrédients ouvrent, et la conclusion en découle plutôt qu’elle ne la précède : les produits les mieux classés sont ceux qui n’ouvrent aucune voie, et ce sont, dans les faits, des produits végétaux entiers. L’ordre est celui de la Méthode BetterCallHealth : le maillon qui se dérègle d’abord, le mécanisme ensuite, l’assiette en conséquence. Les règles, publiées telles quelles :

  1. Aucune compensation entre axes : des fibres ou une densité en micronutriments ne rachètent jamais une voie ouverte par un ingrédient d’origine animale, parce qu’une voie ouverte reste ouverte quel que soit ce qui l’accompagne.
  2. Un produit à dominante animale, c’est-à-dire dont la moitié au moins de la liste est d’origine animale, ne descend jamais sous « Charge élevée » : les voies qu’il ouvre (alarme immunitaire, signal de croissance, TMAO, Neu5Gc, fer héminique) sont celles de la fiche animaux ; viande rouge, charcuterie et laitiers en cumulent assez pour être « Charge très élevée ». Ce rang est réservé aux produits à dominante animale.
  3. La dose compte, partout. Sous la moitié, la part d’origine animale se compte sur toute la liste, jamais ingrédient par ingrédient : sous 5 % du produit, elle reste une trace ; de 5 à 15 %, le rang ne descend pas sous « Charge faible » ; de 15 à 30 %, sous « Charge modérée » ; de 30 à 50 %, sous « Charge élevée ». À l’intérieur de chaque tranche, plus la part est grande, plus le chiffre descend : remplacer un seul ingrédient d’origine animale se voit toujours. Les ingrédients végétaux chargés (sucres libres, farines raffinées, huiles) s’additionnent de la même façon : ensemble, ils comptent un demi-cran à partir de 5 % de dose, un cran entier à partir de 10 %.
  4. Le frein des fibres et le crédit de densité ne jouent que pour les produits végétaux entiers, là où la littérature les mesure.
  5. Une donnée manquante fait tomber le rang, jamais monter. Une matrice non mesurée s’affiche « non mesurée », sans crédit.
  6. Les contaminants graduent, ils ne fondent pas le rang : le rang vient des voies.
  7. Le végétal se juge sur ses propres charges : sucres libres, transformation, graisses saturées de palme et de coco, et le gluten, qui compte un cran par choix éditorial.
  8. Être végétal ne protège pas un produit ultra-transformé. Un produit ultra-transformé qui est reconstitué à partir d’isolats de protéines, ou tenu par un émulsifiant ou un texturant (celluloses, mono- et diglycérides, carraghénanes), ne descend pas sous « Charge modérée », quelle que soit l’origine de ses ingrédients. Le tofu, le tempeh et les aliments simplement cuisinés ne sont pas concernés. Dans un rayon, à rang égal, le label végétal ne fait passer devant qu’un produit qui n’est pas ultra-transformé.
  9. L’alternative proposée est celle qui ferme les voies que le produit ouvrait : en pratique elle est végétale, parce que c’est là que la charge est la plus basse, jamais par principe.

La Méthode BetterCallHealth et ses six gestes

BCH Scan applique dans le rayon les deux premiers gestes de La Chaîne, la grille de lecture de la Méthode BetterCallHealth. Les six gestes, dans l’ordre des causes : Semer (la diversité des espèces végétales, pas la fibre isolée), Faire baisser (retirer ce qui rallume, et des fibres au même repas), Déverrouiller (trempage, germination, fermentation avant tout complément), Recharger (les rangs de complémentation, décrits dans les livres de la Méthode, jamais à côté d’un produit dans cette application, jamais une marque), Régler (le cadre du sommeil, iode et sélénium), Demander (les analyses que personne ne prescrit). L’application ne fait que classer : ce qu’un rayon contient, du mieux classé au moins bien classé, selon cette grille.

La Méthode tient dans une équation, I = C × F : l’inflammation de fond est une charge multipliée par une fréquence. C est la charge d’un produit, son rang sur l’Échelle, compté en crans de 0 au Socle à 4 à la charge très élevée, un cran par cause : une voie ouverte par l’ingrédient dominant, une seconde voie ouverte par un autre ingrédient, une transformation, le gluten, un contaminant majeur, une donnée manquante. F est la répétition, en prises par semaine. I se compte donc en crans par semaine, autrement dit en voies ouvertes par semaine ; sur une semaine on additionne les produits, et un produit au Socle vaut zéro quelle que soit sa fréquence. Le Socle s’écrit d’un chiffre : zéro voie par semaine. Un produit chargé une fois par mois n’ouvre rien ; un produit à charge modérée tous les jours monte La Chaîne maillon par maillon. Cette application mesure C, produit par produit, et la moyenne des produits lus dans la semaine. Elle ne mesure jamais I : I demande les consommations, qu’elle ne relève pas, et I décrit une personne, ce qu’elle ne fait pas.

Le chiffre

Le chiffre affiché n’est pas une mesure. C’est une position à l’intérieur du rang : il sert à ordonner deux produits du même rang, rien d’autre. Les rangs et leurs bandes : Charge très faible (le Socle) 85 à 100 · Charge faible 70 à 84 · Charge modérée 45 à 69 · Charge élevée 20 à 44 · Charge très élevée 0 à 19.

En charge très élevée, trois mesures départagent les produits, chacune portée par un mécanisme sourcé de la Méthode : les graisses saturées lues sur l’étiquette, les composés AGE de leurs ingrédients (un fromage en porte plus qu’un lait, un yaourt ou un fromage frais maigre : Uribarri, 2010) et les nitrites ajoutés, de E249 à E252. Le rang ne change pas. Le chiffre dit seulement lequel est le moins chargé, parce que chaque aliment mangé est une occasion d’en manger un meilleur. Un produit porteur d’un contaminant mesuré garde son chiffre : aucune de ces trois mesures ne voit le mercure.

Le terrain

Un terrain (Hashimoto, SII, MICI, fibromyalgie, polyarthrite) ne change le rang que s’il ouvre une porte que le produit tenait fermée : il vaut alors un cran, jamais moins, jamais plus. Il ne rend jamais un produit meilleur.

Les contaminants

Chaque contaminant est gradué par sa teneur mesurée, rapportée à la dose de référence de l’agence qui l’a fixée, pour une portion. La dose de référence sert d’unité, jamais de seuil : une teneur mesurée donne toujours une charge, et le rang le plus bas s’appelle « charge faible ». Quand aucune mesure d’un produit en rayon n’existe, comme pour les biotoxines des coquillages, c’est le plafond légal de la matrice qui sert de teneur. Les contaminants ne s’additionnent jamais entre eux : chacun s’affiche à côté des autres.

Ce que le bilan sanguin voit, et ne voit pas

La CRP n’est pas fabriquée sur le lieu de l’inflammation : elle est fabriquée par le foie, sur ordre de l’IL-6 arrivée par le sang. Il faut qu’une cytokine déborde dans la circulation, que ce soit l’IL-6, et que cela dure assez longtemps. Toute voie qui reste locale, paracrine ou cumulative est donc invisible pour la CRP, par construction.

Sur les voies suivies par la méthode, une seule peut l’élever de façon fiable : l’alarme immunitaire (TLR4), par l’endotoxémie qui suit le repas ; encore la prise de sang à jeun tombe-t-elle dans le creux. Les autres restent muettes : messagers locaux (COX-2), signal de croissance (IGF-1), alarme locale (NLRP3), glycation cumulative (AGE), friction Neu5Gc. L’homocystéine a son propre marqueur (cible sous 8 µmol/L), et le compartiment intestinal se lit sur la calprotectine fécale : une inflammation de muqueuse documentée peut coexister avec une CRP basse.

C’est pourquoi l’application écrit, sous chaque mécanisme, ce que le bilan courant en voit. Une CRP basse ne blanchit pas un produit : elle dit seulement que le foie n’a pas encore été mis au courant.

Positions divergentes prises en compte

Sur certains points, les travaux publiés ne concluent pas dans le même sens. La méthode ne tranche pas à la place des auteurs : elle n’affiche aucun des deux chiffres et s’en tient au mécanisme et à la dose.

Ce qui est un choix, et publié comme tel

Les seuils de dose, le nombre de crans que fait monter ou descendre une règle, le plancher des produits d’origine animale, le plafond des produits végétaux, le cran du gluten et la position dans le rang sont des choix éditoriaux. La fiche qui fonde la grille le dit d’elle-même : « Ce n’est pas un index validé et publié. Aucun coefficient n’a été dérivé de données. » Les mécanismes, les teneurs et les sources ne sont pas des choix : chacun renvoie à une référence vérifiée.

BCH Scan est un outil de vulgarisation et d’hygiène de vie. Il ne diagnostique rien et ne remplace aucun avis médical.

Les 37 mécanismes, et la source de chacun

Chaque mécanisme porte un niveau de preuve, affiché tel quel dans l’application. Un niveau n’est pas une note d’importance : il dit d’où vient ce qu’on sait.

Chaque source ci-dessous a été ouverte et son résumé relu contre la phrase qu’elle soutient ; quand l’article est en accès libre, contre l’article. Une phrase ne dit que ce que sa source permet de dire.

Mécanisme

Acide arachidonique : les messagers de la douleur

Acide arachidonique → Prostaglandines, leucotriènes

L'acide arachidonique est une graisse oméga-6 des membranes de nos cellules, apportée aussi par les œufs et les chairs animales. C'est le précurseur de messagers puissants de l'inflammation, les prostaglandines et les leucotriènes : la voie même que ciblent les médicaments courants contre la douleur et l'inflammation. Chez l'adulte en bonne santé, en manger davantage n'élève pas pour autant la plupart des marqueurs de l'inflammation : le lien avec l'assiette reste débattu.

Source : Innes JK, Calder PC · Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids · 2018 · PubMed 29610056

Marqueur mesuré

Acides biliaires secondaires : le flux biliaire des repas gras

Gras animal sans fibres → Flux biliaire → DCA, LCA → Bactéries bile-tolérantes

Un repas riche en graisses animales et pauvre en fibres fait affluer la bile au côlon, où des bactéries la transforment en acides biliaires secondaires, l’acide désoxycholique et l’acide lithocholique. Ces molécules abîment les bonnes bactéries et sélectionnent celles qui tolèrent la bile. Chez des volontaires, deux semaines d’un régime riche en fibres et pauvre en graisses ont fait chuter ces acides biliaires et remonter le butyrate.

Source : O'Keefe SJ, Li JV, Lahti L, et al · Nat Commun · 2015 · PubMed 25919227

Marqueur mesuré

AGE : la glycation par la chaleur et le temps

Chaleur ou temps → AGE → Stress oxydatif, inflammation

Deux routes, pas une. Quand un aliment est cuit fort et à sec (four, friture, grill), ses sucres et ses protéines se soudent en composés AGE : dix à cent fois plus qu'à cru. Et même sans cuisson, la réaction continue lentement avec le temps : un fromage affiné en accumule beaucoup. Les aliments d'origine animale, riches en graisses et en protéines, en forment le plus ; les matières grasses, beurre et huiles compris, en contiennent beaucoup même crues, et une poudre déshydratée plus qu'un lait liquide, qui en contient peu. Ces composés contribuent au stress oxydatif et à l'inflammation ; une cuisson humide, plus courte, moins chaude, ou un ingrédient acide comme le citron, en forme nettement moins.

Source : Uribarri J et al · J Am Diet Assoc · 2010 · PubMed 20497781

Mécanisme

Algues : l'iode en grande quantité

Algues brunes → Iode en excès → Thyroïde

Les algues concentrent l'iode : de 16 µg par gramme pour la nori à plus de 8 000 µg pour des granulés de kelp, avec de fortes variations d'un lot à l'autre. Les auteurs notent qu'un plat d'algues peut dépasser la limite tolérable de 1 100 µg d'iode par jour.

Source : Teas J, Pino S, Critchley A, et al · Thyroid · 2004 · PubMed 15588380

Marqueur mesuré

Alimentation animale : la flore qui bascule en quelques jours

Alimentation animale → Bactéries qui tolèrent la bile → Moins de fermenteurs de fibres

Quelques jours d'une alimentation entièrement animale suffisent à changer la flore intestinale de volontaires : les bactéries qui tolèrent la bile montent, celles qui fermentent les fibres des végétaux reculent. L'activité de la flore suit alors ce qu'on lui donne à fermenter, des protéines plutôt que des fibres.

Source : David LA, Maurice CF, Carmody RN, et al · Nature · 2014 · PubMed 24336217

Mécanisme

Bilophila : la bile des graisses saturées

Graisses saturées du lait → Bile conjuguée à la taurine → Bilophila wadsworthia → H2S, réponse Th1

Les graisses saturées, celles du lait et du beurre en tête, font conjuguer la bile à la taurine, un composé soufré. Une bactérie rare, Bilophila wadsworthia, s’en nourrit et prolifère ; chez la souris prédisposée, elle entretient une réaction immunitaire de la muqueuse. Chez l’humain, quelques jours d’alimentation entièrement animale suffisent à la faire monter.

Source : Devkota S, Wang Y, Musch MW, et al · Nature · 2012 · PubMed 22722865

Marqueur mesuré

Céramides : les graisses saturées dans le foie

Graisses saturées → Céramides, graisse du foie → Résistance à l’insuline

Trois semaines d'un surplus de 1 000 kcal par jour chez 38 adultes en surpoids : apporté en graisses saturées, il a fait monter la graisse du foie de 55 %, contre 15 % en graisses insaturées. C'est lui qui a le plus fait monter les céramides du sang, avec les endotoxines et la résistance à l'insuline.

Source : Luukkonen PK, Sädevirta S, Zhou Y, et al · Diabetes Care · 2018 · PubMed 29844096

Issue humaine

Dioxines et PCB : les polluants stockés

Dioxines, PCB → Graisses animales → Exposition cumulée

Les dioxines et les PCB de type dioxine persistent des années dans l'environnement et s'accumulent le long de la chaîne alimentaire, dans les graisses des animaux. Le poisson, surtout gras, le fromage et la viande sont les premiers contributeurs de l'exposition des Européens. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé en 2018 une dose hebdomadaire tolérable ; l'exposition moyenne la dépasse, jusqu'à cinq fois.

Source : EFSA CONTAM Panel, Knutsen HK, Alexander J, et al · EFSA J · 2018 · PubMed 32625737

Marqueur mesuré

Édulcorants : le microbiote modifié

Édulcorants → Microbiote modifié → Réponse au sucre

Dans un essai contrôlé sur 120 adultes, deux semaines de saccharine, de sucralose, d'aspartame ou de stévia, à des doses inférieures à l'apport journalier admissible, ont chacune modifié le microbiote. La saccharine et le sucralose ont en plus dégradé la réponse au sucre. L'effet varie beaucoup d'une personne à l'autre.

Source : Suez J, Cohen Y, Valdés-Mas R, et al. · Cell · 2022 · PubMed 35987213

Mécanisme

Émulsifiants : la couche de mucus (étude chez la souris)

Émulsifiants → Couche de mucus → Inflammation de bas grade

Chez la souris, deux émulsifiants très courants (carboxyméthylcellulose, polysorbate 80) amincissent la couche de mucus qui tient les bactéries à distance de la paroi intestinale, avec à la clé une inflammation de bas grade. Chez l'humain, l'effet reste à confirmer : la preuve est mécanistique. Les autres émulsifiants et texturants (celluloses, mono- et diglycérides, carraghénanes) n'ont pas tous été testés : la Méthode leur applique la même prudence.

Source : Chassaing · Nature · 2015 · PubMed 25731162

Issue humaine

Fer héminique : les graisses oxydées

Fer héminique → Composés N-nitrosés, graisses oxydées → Paroi du côlon

Le fer héminique est la forme du fer propre aux chairs animales, la viande rouge en tête. Dans une méta-analyse de cohortes (566 607 personnes), les plus gros consommateurs avaient un risque de cancer du côlon plus élevé de 18 %. Deux mécanismes sont avancés : cette forme de fer catalyse la formation de composés N-nitrosés, et l'oxydation des graisses en aldéhydes qui abîment la paroi.

Source : Bastide NM, Pierre FHF, Corpet DE · Cancer Prev Res (Phila) · 2011 · PubMed 21209396

Marqueur mesuré

Fibres : les producteurs de butyrate

Fibres → Microbiote → Butyrate → Frein de NF-kB

Les fibres des céréales complètes, des légumineuses et des végétaux entiers arrivent intactes dans le côlon, où elles nourrissent les bactéries qui fabriquent le butyrate. Ce petit acide gras est à la fois le carburant des cellules du côlon et l'un des principaux freins naturels de l'inflammation.

Source : Hodgkinson K, El Abbar F, Dobranowski P, et al · Clin Nutr · 2023 · PubMed 36502573

Marqueur mesuré

Fructose ajouté : les bactéries du butyrate en recul

Fructose ajouté → Moins de bactéries du butyrate

Chez douze femmes, 100 g de fructose par jour apportés par un sirop ont fait reculer des bactéries qui fabriquent le butyrate. La même dose apportée par des fruits a eu l'effet inverse : c'est la forme ajoutée qui pèse, pas le fruit.

Source : Beisner J, Gonzalez-Granda A, Basrai M, et al · Nutrients · 2020 · PubMed 33182700

Résultats divergents

Galactose : le stress oxydatif

Galactose → Stress oxydatif

Le lait est la première source alimentaire de galactose, un sucre que les laboratoires utilisent pour accélérer le vieillissement de l'animal, à des doses que les auteurs rapprochent d'un à deux verres de lait. Dans deux cohortes suédoises, plus la consommation de lait était élevée, plus un marqueur du stress oxydatif et un marqueur de l'inflammation l'étaient aussi. Ce sont des études d'observation : les auteurs eux-mêmes appellent à la prudence.

Source : Michaelsson K, Wolk A, Langenskiold S, et al · BMJ · 2014 · PubMed 25352269

Résultats divergents

Glutamate ajouté et libre : un effet discuté

Glutamate libre → Fibromyalgie

Chez des personnes avec fibromyalgie et intestin irritable, déjà soulagées par quatre semaines sans glutamate ajouté ni aspartame, le retour du glutamate ramenait les plaintes. Un autre essai, sur 72 femmes avec fibromyalgie, ne voit aucune différence de douleur après son retrait ; la Méthode n'applique ce réglage qu'à ce terrain, au glutamate ajouté (E620 à E625) et au bouillon d'os.

Source : Holton KF · Clin Exp Rheumatol · 2012 · PubMed 22766026

Mécanisme

Gluten : la porte des jonctions serrées

Gliadine → Zonuline → Perméabilité

Au contact de la gliadine, un fragment du gluten, les cellules de l'intestin libèrent de la zonuline, la molécule qui desserre leurs jonctions : la paroi devient plus perméable. Sur des biopsies humaines, l'effet est durable chez les personnes cœliaques, limité et passager chez les autres.

Source : Drago S · Scand J Gastroenterol · 2006 · PubMed 16635908

Marqueur mesuré

Graisses saturées : l'alarme immunitaire, par trois routes

Graisses saturées → LPS, fétuine-A, membrane → TLR4 → NF-kB

Les graisses saturées n'allument pas l'alarme immunitaire TLR4 directement : elles y parviennent par trois routes indirectes, en transportant les endotoxines bactériennes (LPS), en passant par la fétuine-A, et en modifiant les membranes des cellules immunitaires. Le résultat est une inflammation de bas grade qui s'installe repas après repas.

Source : Carta G, Murru E, Banni S, Manca C · Front Physiol · 2017 · PubMed 29167646

Marqueur mesuré

IGF-1 et mTOR : le signal de croissance

Protéines animales → Leucine, méthionine → IGF-1 → mTOR

Les protéines animales, riches en leucine et en méthionine, sont le principal accélérateur alimentaire de l'IGF-1, l'hormone qui ordonne aux cellules de croître. Utile pendant la croissance, ce signal maintenu élevé à l'âge adulte est associé à un vieillissement accéléré des tissus.

Source : Fontana L, Weiss EP, Villareal DT, Klein S, Holloszy JO · Aging Cell · 2008 · PubMed 18843793

Marqueur mesuré

Laitages : l'insuline plus haute que le sucre

Laitages → Insuline → IGF-1

Les laitages font monter l'insuline bien plus que leur sucre ne le laisse prévoir. Mesuré sur le lait chez neuf adultes : un indice glycémique de 42 pour le lait entier et de 37 pour le lait écrémé, mais un indice insulinique de 148 et de 140, sans lien avec la teneur en graisse.

Source : Hoyt G, Hickey MS, Cordain L · Br J Nutr · 2005 · PubMed 15788109

Marqueur mesuré

Lignanes du lin et du sésame : le métabolite du microbiote

Lignanes → Microbiote → Entérolactone

Le lin moulu, le sésame et quelques graines apportent des lignanes ; l'entérolactone, dosée dans le sang, en est le témoin. Dans cinq essais, des lignanes de lin allaient avec une CRP plus basse, et une méta-analyse suggère une baisse du cholestérol LDL. Pour le risque cardiovasculaire, les études d'observation sont prometteuses, pas encore établies.

Source : Peterson J, Dwyer J, Adlercreutz H et al · Nutr Rev · 2010 · PubMed 20883417

Marqueur mesuré

Méthionine : l'homocystéine qui monte

Méthionine → Homocystéine

La méthionine est un acide aminé soufré, abondant dans l'œuf, le poisson, la volaille et la whey, et le seul précurseur alimentaire de l'homocystéine. Dans un essai chez 24 hommes, un repas riche en protéines faisait monter l'homocystéine dans les heures qui suivent, nettement moins toutefois que la méthionine isolée.

Source : Verhoef P, Steenge GR, Boelsma E, et al · Am J Clin Nutr · 2004 · PubMed 15321808

Mécanisme

Neu5Gc : le sucre animal étranger

Neu5Gc → Incorporation tissulaire → Anticorps anti-Neu5Gc

Le Neu5Gc est un sucre présent chez presque tous les mammifères, mais absent chez l'humain. Celui des viandes rouges s'incorpore à nos tissus, où le système immunitaire le repère comme étranger et fabrique des anticorps : une friction immunitaire discrète, mais durable.

Source : Varki A · J Autoimmun · 2017 · PubMed 28755952

Marqueur mesuré

Nitrates : la détente des vaisseaux

Nitrates alimentaires → Nitrites → Oxyde nitrique

Certains légumes, betterave en tête, sont riches en nitrates. Les bactéries de la langue les changent en nitrites, que l'organisme convertit en oxyde nitrique, la molécule qui détend les vaisseaux. Dans un essai, un jus de betterave faisait baisser la tension trois heures après ; en bloquant l'étape de la salive, l'effet disparaissait.

Source : Webb AJ, Patel N, Loukogeorgakis S, et al · Hypertension · 2008 · PubMed 18250365

Issue humaine

Nitrites : des composés qui atteignent l'ADN

Nitrites → Composés N-nitrosés → Côlon

Les nitrites utilisés pour conserver la charcuterie rencontrent les amines des chairs et forment des composés N-nitrosés. Le CIRC, l'agence de l'OMS pour le cancer, classe la charcuterie parmi les cancérogènes avérés pour l'homme : d'après son groupe d'experts, chaque portion de 50 g par jour élève de 18 % le risque de cancer colorectal.

Source : Bouvard V, Loomis D, Guyton KZ, et al · Lancet Oncol · 2015 · PubMed 26514947

Marqueur mesuré

Oméga-3 végétaux : de l'ALA à l'EPA

ALA végétal → EPA du sang

L'ALA est l'oméga-3 des végétaux (lin, chia, noix), et le précurseur de l'EPA et du DHA. Chez l'adulte, en consommer davantage élève l'EPA dans le sang. Le DHA, lui, ne monte presque pas par cette voie.

Source : Brenna JT, Salem N Jr, Sinclair AJ, Cunnane SC · Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids · 2009 · PubMed 19269799

Marqueur mesuré

Ovalbumine : la protéine de l’œuf qui passe dans le sang

Blanc d’œuf → Paroi intestinale → Ovalbumine circulante → Complexes immuns

Chez sept adultes en bonne santé sur huit, de l’ovalbumine intacte, la protéine du blanc d’œuf, est retrouvée dans le sang deux à trois heures après un repas test, libre ou liée à des anticorps. Ce passage reste faible quand la paroi est saine ; il compte davantage quand la Porte est desserrée. La protéine du lait testée en même temps, elle, n’a pas été retrouvée.

Source : Husby S, Jensenius JC, Svehag SE · Scand J Immunol · 1985 · PubMed 4023632

Marqueur mesuré

Phosphates additifs : la charge vasculaire

Phosphates additifs → Charge vasculaire

Les phosphates ajoutés par l'industrie pour la texture et la rétention d'eau sont très bien absorbés, alors que 40 à 60 % seulement du phosphore naturel des aliments le sont. Leur principal effet connu est vasculaire : paroi des vaisseaux abîmée, calcifications. Dans la population générale, un phosphate sanguin dans le haut de la normale va avec plus d'accidents cardiovasculaires ; il manque encore des essais contrôlés.

Source : Ritz E, Hahn K, Ketteler M, Kuhlmann MK, Mann J · Dtsch Arztebl Int · 2012 · PubMed 22334826

Mécanisme

Plomb : ce que l'os met en réserve

Os, cartilage → Plomb mis en réserve → Bouillon

Les os mettent le plomb de l'environnement en réserve, et la cuisson peut l'en libérer. Dans une petite étude en aveugle publiée dans une revue d'hypothèses, des bouillons de poulet faits avec les os ou le cartilage contenaient 7,0 et 9,5 µg de plomb par litre, contre 0,89 µg pour l'eau de cuisson ; la gélatine et le collagène viennent de ces mêmes tissus.

Source : Monro JA, Leon R, Puri BK · Med Hypotheses · 2013 · PubMed 23375414

Mécanisme

Polyphénols : la défense antioxydante

Polyphénols → Défense antioxydante

Les composés végétaux des baies, des herbes, des épices et des légumes colorés n'agissent pas seulement en piégeant des radicaux libres. Ils activent brièvement NRF2, l'interrupteur de nos propres enzymes antioxydantes et de détoxification, ce qui prépare la cellule à mieux répondre au stress oxydatif. L'essentiel de ces données vient du laboratoire.

Source : Stefanson AL, Bakovic M · Nutrients · 2014 · PubMed 25244368

Marqueur mesuré

Prébiotiques : nourrir le microbiote

Fibres fermentescibles → Bifidobactéries, lactobacilles → Butyrate

Les fibres fermentescibles des légumineuses et des végétaux entiers nourrissent les bonnes bactéries du côlon. Dans 64 essais chez l'adulte, en apporter davantage faisait monter les bifidobactéries et les lactobacilles, et le butyrate mesuré dans les selles, un acide gras à chaîne courte.

Source : So D, Whelan K, Rossi M, et al · Am J Clin Nutr · 2018 · PubMed 29757343

Marqueur mesuré

Putréfaction : les protéines qui dépassent l’absorption

Excès de protéines → Fermentation au fond du côlon → Composés N-nitrosés, phénols → Butyrate en baisse

Quand un repas apporte plus de protéines que l’intestin grêle n’en absorbe, le surplus arrive au côlon, où les bactéries le fermentent en composés indésirables : ammoniac, phénols, composés N-nitrosés. Chez dix-sept hommes, quatre semaines d’un régime riche en protéines et pauvre en glucides ont fait monter ces composés et baisser le butyrate, le carburant de la muqueuse.

Source : Russell WR, Gratz SW, Duncan SH, et al · Am J Clin Nutr · 2011 · PubMed 21389180

Mécanisme

Récepteur AhR : les polluants organochlorés

PCB, dioxines des graisses animales → Récepteur AhR → Réponse immunitaire des barrières

Les polluants organochlorés, PCB et dioxines, se stockent dans les graisses des poissons et des animaux. Ils se fixent sur un récepteur cellulaire, l’AhR, présent dans la peau, l’intestin et le poumon, qui règle la réponse immunitaire de ces barrières. Le mécanisme est établi en laboratoire ; il dit pourquoi la charge en polluants d’un aliment compte au-delà de sa seule dose de référence.

Source : Stockinger B, Di Meglio P, Gialitakis M, Duarte JH · Annu Rev Immunol · 2014 · PubMed 24655296

Mécanisme

Sucres libres : la glycation dans le corps

Sucres libres, fructose → Glycation dans le corps → AGE des tissus

Les AGE ne viennent pas que de la cuisson : le corps en fabrique aussi quand les sucres libres affluent. En laboratoire, le fructose est l'un des sucres qui se fixent le plus vite sur les protéines, et chez l'animal un régime riche en fructose fait s'accumuler ces composés dans les tissus ; chez l'humain, les données restent émergentes.

Source : Aragno M, Mastrocola R · Nutrients · 2017 · PubMed 28420091

Marqueur mesuré

Sucres rapides : l'insuline qui monte

Sucres et amidons raffinés → Glycémie, puis insuline → IGF-1

Les aliments à charge glycémique élevée, sucres libres et amidons raffinés en tête, font monter vite la glycémie, puis l'insuline. Dans un essai croisé de 28 jours chez 80 adultes, repas fournis, une alimentation à charge glycémique basse abaissait de 4 % l'IGF-1 à jeun, l'hormone qui ordonne aux cellules de croître ; sur un petit-déjeuner test, la glycémie et l'insuline après le repas baissaient de 43 % et de 27 %.

Source : Runchey SS, Pollak MN, Valsta LM, et al · Eur J Clin Nutr · 2012 · PubMed 22892437

Marqueur mesuré

Sulforaphane : le réveil des défenses cellulaires

Sulforaphane → NRF2 → Détoxification de phase II

Mâcher des crucifères (brocoli, chou, roquette) libère du sulforaphane, l'activateur le plus puissant connu de NRF2. Ce signal réveille les enzymes de détoxification de phase 2, qui neutralisent une partie des polluants et des radicaux libres bien après le repas.

Source : Riedl MA, Saxon A, Diaz-Sanchez D · Clin Immunol · 2009 · PubMed 19028145

Marqueur mesuré

Sulfure d'hydrogène : la putréfaction des protéines

Acides aminés soufrés → Sulfato-réductrices → H2S → Colonocyte

Les acides aminés soufrés, abondants dans les chairs animales, les œufs et les laitages, sont fermentés au fond du côlon par des bactéries qui en tirent du sulfure d'hydrogène (H2S), un gaz irritant pour la muqueuse. Plus l'apport en protéines animales monte, plus le sulfure mesuré dans les selles augmente.

Source : Magee EA, Richardson CJ, Hughes R, Cummings JH · Am J Clin Nutr · 2000 · PubMed 11101476

Résultats divergents

TMAO : la charge des artères, en deux étapes

Carnitine, choline → Microbiote, TMA → Foie, TMAO → Artères

La carnitine de la viande rouge et la choline sont transformées par le microbiote en TMA, puis par le foie en TMAO. Après une même dose de carnitine, les omnivores en produisent davantage que les végétariens et les végétaliens. Chez la souris, le TMAO freine l'élimination du cholestérol et accélère l'athérosclérose ; chez 2 595 patients suivis en cardiologie, carnitine et TMAO élevés allaient avec plus d'accidents cardiovasculaires. Le TMAO reste un marqueur associé au risque : son rôle de cause, chez l'humain, est encore débattu.

Source : Koeth RA, Wang Z, Levison BS et al · Nat Med · 2013 · PubMed 23563705

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Les 32 réglages par situation de santé, et leurs sources

Quand une situation de santé est déclarée dans l’application, certains points comptent davantage dans la lecture d’un produit. Un réglage ne dit rien d’une personne. Il ne fait jamais monter le chiffre d’un produit, et il ne change son niveau que d’un cran au plus.

Chaque réglage est publié avec ce que sa source a observé, son niveau de preuve et ses références. Le constat cite le résultat de l’étude, pas la conclusion de ses auteurs. Quand les études ne vont pas dans le même sens, les deux côtés sont donnés, et le réglage est classé « résultats divergents ».

Hashimoto

La thyroïde, par l'axe intestin-thyroïde

Glutencompte pour cette situationRésultats divergents

Méta-analyse de 4 études, 87 personnes avec Hashimoto sans maladie cœliaque, six mois sans gluten en moyenne : la TSH baisse, les anticorps baissent sans atteindre le seuil statistique. Une seconde méta-analyse, en 2025, voit les anticorps anti-thyroglobuline baisser et les anti-TPO monter. Les auteurs des deux jugent la preuve insuffisante.

  • Piticchio T, Frasca F, Malandrino P, et al · Front Endocrinol (Lausanne) · 2023 · PubMed 37554764
  • Araújo EMQ, Coutinho-Lima CRO, Sousa AS, et al · Nutrients · 2025 · PubMed 41228508
  • Krysiak R · Exp Clin Endocrinol Diabetes · 2019 · PubMed 30060266
  • Fasano A · Ann N Y Acad Sci · 2012 · PubMed 22731712
Iode en excèscompte pour cette situationIssue humaine

Cohorte chinoise de 3 018 adultes suivis cinq ans, dans trois régions aux apports en iode différents : la thyroïdite auto-immune apparaît chez 0,2 % des personnes en apport légèrement insuffisant, 1,0 % en apport plus que suffisant, 1,3 % en apport excessif.

Flore intestinalecompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

28 personnes avec Hashimoto et 16 témoins, puis un second groupe de confirmation : la composition de la flore intestinale diffère, et ces écarts suivent les paramètres cliniques. L'étude observe un lien à un instant donné : elle ne dit pas ce qui précède l'autre.

Dioxines et PCBcompte pour cette situationMarqueur mesuré

Adultes vivant dans une zone fortement polluée aux PCB, comparés à une zone témoin : les anticorps anti-TPO sont plus fréquents en zone polluée, chez les hommes seulement dans la première étude, chez les hommes et les femmes dans la seconde. L'exposition étudiée vient de l'environnement et elle est forte.

Graisses saturéescompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

Étude croate de 1 887 adultes : manger souvent des graisses animales et du beurre va avec des anticorps anti-TPO ou anti-thyroglobuline positifs. Manger souvent des légumes, ou des fruits secs, des noix et du muesli, va avec des anticorps négatifs. L'étude observe un lien, pas une cause.

AGEcompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

50 personnes avec Hashimoto et 50 témoins appariés : les AGE du sang sont plus élevés, leur récepteur soluble protecteur plus bas, et le taux d'anticorps anti-TPO en est le premier prédicteur. L'étude dose les AGE du sang, pas ceux de l'assiette.

Intestin irritable

Le côlon et l'intestin grêle, par l'axe intestin-cerveau

Sulfure d'hydrogènecompte pour cette situationMarqueur mesuré

Test respiratoire et séquençage des selles dans deux essais : les personnes avec un intestin irritable à dominante diarrhée expirent plus de sulfure d'hydrogène, et leurs selles portent plus de bactéries qui en fabriquent. Dans la forme à constipation, une autre étude compte 10 à 100 fois plus de bactéries sulfato-réductrices que chez les témoins.

Émulsifiantscompte 1,5 fois plusMarqueur mesuré

Essai en double aveugle chez 16 adultes en bonne santé, 11 jours : avec 15 g par jour de carboxyméthylcellulose, la gêne abdominale après les repas augmente un peu, la diversité de la flore baisse, les acides gras à chaîne courte des selles aussi. Un essai de 2026 chez 60 adultes retrouve cette baisse des acides gras à chaîne courte, sans changement de la calprotectine des selles ni de la CRP. Aucun de ces essais ne porte sur des personnes avec un intestin irritable.

Fructose librecompte 2 fois plusIssue humaine

Méta-analyse en réseau de 28 essais randomisés, 2 338 personnes : avec une alimentation pauvre en sucres fermentescibles, dont le fructose, moins de personnes restent sans soulagement qu'avec leur alimentation habituelle (risque relatif 0,51, intervalle de 0,37 à 0,70 ; 24 essais ; confiance jugée modérée). Ces essais portent sur l'ensemble de ces sucres, pas sur le fructose seul, et aucune alimentation ne fait mieux que les témoins sur le transit. Par test respiratoire, 43 % des personnes avec un intestin irritable absorbent mal le fructose (13 études).

Glutencompte pour cette situationRésultats divergents

Essai randomisé de 4 semaines, 45 personnes avec un intestin irritable à dominante diarrhée : avec gluten, plus de selles par jour et un intestin grêle plus perméable, surtout chez les porteurs de HLA-DQ2 ou DQ8. À l'inverse, un essai croisé de 2013 chez 37 personnes, après réduction des sucres fermentescibles, ne retrouve un effet propre au gluten que chez 8 % d'entre elles.

Acides biliaires secondairescompte pour cette situationMarqueur mesuré

Méta-analyse de 6 études, 908 personnes avec un intestin irritable à dominante diarrhée : 28,1 % absorbent mal leurs acides biliaires (intervalle de 22,6 à 34 %). Une méta-analyse de 2023 trouve 32 %.

Flore intestinalecompte 1,5 fois plusMarqueur mesuré

Méta-analyse de 23 études cas-témoins, 1 340 personnes : moins de lactobacilles et de bifidobactéries dans les selles des personnes avec un intestin irritable, plus d'Escherichia coli. Les auteurs jugent la qualité des études moyenne.

Fibromyalgie

Le système nerveux central, par l'axe intestin-cerveau

Glutamate ajoutécompte pour cette situationRésultats divergents

Essai croisé en double aveugle chez des personnes avec fibromyalgie et intestin irritable, déjà soulagées par quatre semaines sans glutamate ajouté ni aspartame : le retour du glutamate ramène les plaintes (score total, p < 0,02), la douleur seule reste une tendance. À l'inverse, un essai randomisé de 72 femmes ne voit aucune différence de douleur après le retrait du glutamate et de l'aspartame. Dans la Méthode, ce réglage porte sur le glutamate ajouté, E620 à E625, et sur le bouillon d'os.

Flore intestinalecompte 1,5 fois plusMarqueur mesuré

77 femmes avec fibromyalgie et 79 témoins : la composition de la flore intestinale diffère, et l'écart suit les indices cliniques de la maladie. En 2025, transférer cette flore à des souris sans germes leur donne une sensibilité à la douleur, et un essai ouvert de transfert d'une flore saine, chez des femmes, va avec moins de douleur.

Graisses saturéescompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

22 personnes avec fibromyalgie et 26 témoins : le sang porte plus de fragments de bactéries intestinales et plus de leur marqueur sCD14, que les auteurs lisent comme le signe possible d'une barrière intestinale moins étanche. Dans une étude cas-témoins de 2026, les personnes avec fibromyalgie mangent plus de graisses saturées et d'aliments ultra-transformés. Aucune des deux études n'établit de cause.

Acides biliaires secondairescompte pour cette situationMarqueur mesuré

42 femmes avec fibromyalgie et 42 témoins : les acides biliaires secondaires du sang, ceux que la flore transforme, sont modifiés, et l'un d'eux suit de près l'intensité de la douleur et de la fatigue. Une étude de 2026 retrouve des acides biliaires secondaires plus élevés.

AGEcompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

41 personnes avec fibromyalgie et 46 témoins : la pentosidine du sang, un AGE, est plus élevée. L'étude dose les AGE du sang, pas ceux de l'assiette.

Sucres rapidescompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

Parmi 100 personnes diabétiques, 17 ont une fibromyalgie, contre 1 témoin sur 50. Chez les personnes diabétiques, celles qui ont une fibromyalgie ont une hémoglobine glyquée plus haute (9,2 % contre 6,4 %). Une petite étude de 2021, 33 personnes, associe fibromyalgie et résistance à l'insuline. Les deux études observent un lien à un instant donné.

Acide arachidoniquecompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

605 adultes, dont des personnes avec fibromyalgie : plus les globules rouges portent d'acide arachidonique, plus le seuil de douleur à la pression est bas, sur cinq sites du corps sur six. L'étude observe un lien à un instant donné et ne porte pas sur la fibromyalgie seule. Une revue de 2016 note que manger moins d'acide arachidonique ne soulage pas de façon constante.

  • Sanders AE, Weatherspoon ED, Ehrmann BM, et al · Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids · 2022 · PubMed 35908377
  • Cairns BE · Expert Rev Neurother · 2016 · PubMed 26900907

MICI

L'iléon et le côlon : barrière muqueuse et immunité

Émulsifiantscompte 1,5 fois plusRésultats divergents

Chez la souris, deux émulsifiants courants à faible dose rapprochent les bactéries de la paroi de l'intestin et donnent une colite aux souris prédisposées. Chez l'humain, les essais divergent : 12 personnes avec rectocolite en rémission rechutent plus tôt avec des gélules de carraghénane qu'avec un placebo, alors qu'un essai en double aveugle de 24 personnes avec maladie de Crohn ne voit aucune différence d'activité entre quatre semaines d'alimentation riche et pauvre en émulsifiants.

Sulfure d'hydrogènecompte pour cette situationRésultats divergents

Cohorte de 191 personnes avec rectocolite en rémission, suivies un an : les plus gros apports en soufre vont avec plus de rechutes (rapport de cotes 2,76, intervalle de 1,19 à 6,4). Sur des cellules de côlon humain, le sulfure d'hydrogène freine l'usage du butyrate, leur carburant. À l'inverse, une cohorte de 412 personnes ne retrouve pas de lien entre aliments riches en soufre et rechute.

Putréfactioncompte pour cette situationIssue humaine

Cohorte française E3N, 67 581 femmes suivies dix ans, 77 cas : le tiers qui mange le plus de protéines animales a trois fois plus de MICI que le tiers qui en mange le moins (rapport de risque 3,03, intervalle de 1,45 à 6,34), avec la viande et le poisson, pas avec les œufs ni les laitages. Une méta-analyse de 11 cohortes donne 38 % de risque en plus par 100 g de viande par jour, et un risque plus bas avec les laitages.

Acide arachidoniquecompte 1,5 fois plusIssue humaine

Cohorte danoise de 57 053 adultes, 34 cas : le quart dont le tissu adipeux porte le plus d'acide arachidonique, reflet de l'assiette, a quatre fois plus de rectocolites (risque relatif 4,16, intervalle de 1,56 à 11,04). Une cohorte anglaise avec carnets alimentaires de sept jours va dans le même sens (26 cas).

Graisses saturéescompte 1,3 fois plusRésultats divergents

Cohorte de 412 personnes avec rectocolite en rémission, suivies un an : plus l'apport en acide myristique est haut (huile de palme, coco, graisses laitières), plus les rechutes sont fréquentes (rapport de cotes 3,01, intervalle de 1,17 à 7,74). À l'inverse, chez 170 805 infirmières suivies 26 ans, l'apport en graisses saturées n'est pas lié au risque de MICI.

Flore intestinalecompte 1,5 fois plusMarqueur mesuré

Chez des personnes opérées d'une maladie de Crohn, moins la muqueuse porte la bactérie Faecalibacterium prausnitzii, plus la récidive à six mois est fréquente. Chez 170 776 infirmières suivies 26 ans, le cinquième qui mange le plus de fibres a 40 % de maladies de Crohn en moins (rapport de risque 0,59, intervalle de 0,39 à 0,90), sans effet sur la rectocolite.

Polyarthrite

La membrane synoviale des articulations, par l'axe intestin-articulation

Flore intestinalecompte 1,5 fois plusMarqueur mesuré

114 échantillons de selles : la bactérie Prevotella copri est fortement liée à la polyarthrite débutante non soignée. Une seconde équipe trouve, chez 42 % de personnes avec une polyarthrite débutante, des cellules immunitaires qui réagissent à une protéine de cette bactérie.

Acide arachidoniquecompte 1,5 fois plusIssue humaine

Essai contrôlé de 8 mois, 68 personnes avec polyarthrite : avec moins de 90 mg d'acide arachidonique par jour, le nombre d'articulations douloureuses et gonflées diminue de 14 %, ce que l'alimentation occidentale ne fait pas. Avec de l'huile de poisson en plus, la baisse atteint 28 % et 34 %.

Graisses saturéescompte 1,3 fois plusMécanisme

Sur des cellules de la membrane articulaire de personnes avec polyarthrite, les acides gras libres font monter, selon la dose, les messagers de l'alerte immunitaire et les enzymes qui dégradent le cartilage. Bloquer le récepteur TLR4 supprime la réponse au palmitate. Acides gras saturés et insaturés y ont des effets proches. Travail de laboratoire.

Sucres rapidescompte 1,3 fois plusIssue humaine

Deux cohortes d'infirmières, 186 900 femmes, 857 cas : un soda sucré ou plus par jour va avec 63 % de polyarthrites séropositives en plus (rapport de risque 1,63, intervalle de 1,15 à 2,30). Aucun lien avec les sodas sans sucre, ni avec la forme séronégative.

AGEcompte 1,3 fois plusMarqueur mesuré

80 personnes avec polyarthrite et 30 témoins : deux AGE du sang sont plus élevés, et l'un d'eux, la carboxyméthyllysine, suit l'activité de la maladie. L'étude dose les AGE du sang, pas ceux de l'assiette.

Glutencompte pour cette situationMécanisme

Chez la souris, resserrer la barrière intestinale avant la maladie, par le butyrate ou par un bloqueur de la zonuline, freine l'apparition de l'arthrite. Sur des biopsies d'intestin humain, la gliadine du blé desserre la barrière, y compris hors maladie cœliaque, de façon plus brève. L'essai humain cité associe le retrait du gluten à une alimentation végétalienne : il ne permet pas d'isoler le gluten.

Protéines alimentairescompte pour cette situationRésultats divergents

Essai randomisé d'un an, 66 personnes avec polyarthrite active : 34,3 % de celles qui suivent une alimentation végétalienne sans gluten atteignent le critère de réponse ACR20, contre 3,8 % dans le groupe témoin, et les anticorps contre la gliadine du blé et la bêta-lactoglobuline du lait baissent chez les personnes qui répondent. Les radiographies n'évoluent pas différemment. À l'inverse, une méta-analyse de 2025 qui réunit sept essais ne trouve pas d'effet des alimentations végétariennes ou végétaliennes sur l'activité de la maladie, seulement un petit effet sur la douleur, avec une certitude jugée faible. Dans la Méthode, le blé relève déjà du réglage du gluten ; celui-ci porte sur la protéine du blanc d'œuf, retrouvée intacte dans le sang de sept adultes sur huit après un repas test, quand celle du lait ne l'était pas.

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Les limites, écrites noir sur blanc

Corriger, citer

Une source qui ne soutient pas sa phrase, un chiffre faux, une étude plus solide : écrivez-nous. Une correction fondée est faite et datée ici.

Pour citer ce document : Hamon N. La méthode de l’Indice Inflammatoire BetterCallHealth (IIB), version v20260922-5c675cbf. BetterCallHealth, 22 septembre 2026. https://scan.bettercallhealth.com/methode

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